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Edouard Pignon. L’oeuvre gravé et lithographié

Du 09 Juil. au 23 Déc. 2022

Considéré comme l’un des principaux acteurs de la peinture française du 20e siècle, figure incontournable du débat qui agite la scène artistique de l’après-guerre par sa contribution à la question de la figuration, Edouard Pignon est également un maître de l’estampe. Sa virtuosité technique est le fruit de 50 ans d’un travail qui s’inscrit en parallèle de sa production picturale et des séries qui la jalonnent, des géométries lumineuses de la période d’Ostende aux subtiles vibrations colorées de ses « Nus ».

L’exposition Edouard Pignon. L’oeuvre gravé et lithographié dévoile le don exceptionnel de 179 estampes, offertes au musée par Nicolas Pignon, fils de l’artiste. Grâce à l’étude de ces oeuvres le musée publie, en août, le catalogue raisonné des estampes d’Edouard Pignon – augmenté de 86 planches non encore recensées.

La pratique du peintre Edouard Pignon procède d’une longue maturation et son travail s’accomplit par étapes, par une accumulation de travaux formant les variantes d’une série. Cette conception de la création s’adapte particulièrement à l’estampe, qui se prête naturellement au jeu des variations, le graveur pouvant à tout moment transformer la matrice d’impression et proposer d’autres versions de son dessin (les épreuves d’état).

Edouard Pignon (1905-1993) naît dans le Pas-de-Calais à Bully-les-Mines. Son père y est mineur de fond. Il entre à sa manière dans un univers intellectuel en lisant énormément. Il s’installe à Paris, tout en travaillant, il fréquente les cours de dessin des académies de Montparnasse, visite assidûment les musées et suit à l’université ouvrière des cours de littérature, de philosophie et d’économie politique.

Au début des années 30, à 29 ans, Pignon reçoit une première formation à l’estampe. Il ne vit pas encore de son art, étant ouvrier il multiplie les embauches puis se retrouve chômeur. « Le sauveur fut Georges Dayez, je reçus un pneumatique me disant qu’il avait besoin de moi pour travailler chez son père comme lithographe. » Dans cette imprimerie commerciale, il apprend les principes de l’estampe. A partir des années 40, il dessine sur les pierres lithographiques, puis grave le cuivre, développe son art en s’appuyant sur le savoir-faire des grands imprimeurs d’art, notamment chez Mourlot et Crommelynck.

Les citations qui ponctuent l’exposition proviennent des entretiens (écrits ou filmés) réalisés avec l’artiste dans lesquels il partage sa réflexion sur la création.

Dossier de presse de l’exposition Edouard Pignon

 

Cartel pour l'exposition Pignon