Le musée du Dessin et de l’Estampe originale de Gravelines s’est fait une spécialité depuis plus de 30 ans de ne présenter pratiquement que des expositions d’estampes, souvent du XXe siècle et contemporaines. Il est très fréquent que les artistes actuels ne se restreignent pas à un médium artistique, explorant autant l’estampe, que le dessin, la peinture ou la sculpture. Cependant, l’estampe tient très souvent une place à part dans leur production. Elle peut être abordée autant comme un art de l’expérience et de la rencontre avec un imprimeur ou un éditeur, que comme art de l’intime et du recentrement au moyen duquel se créé un espace d’expression autonome du reste de l’oeuvre.
Françoise Pétrovitch est de ces artistes qui ont totalement décloisonné leur travail. Ses thèmes de prédilection qui mêlent l’enfance, l’adolescence et le monde animal ouvrent des espaces et laissent percevoir des histoires où le transitoire l’emporte sur la permanence, où l’étrange habite les lieux, où la mémoire est une source inépuisable, où la mort se masque, mais peu.
Agissant également dans le domaine de la sculpture en terre cuite, de la vidéo, de la peinture, du dessin, Françoise Pétrovitch a une connaissance très pointue du monde de l’estampe qui a toujours fait partie de son champ de création. L’exposition déploie une rétrospective sélective de son oeuvre gravé, des oeuvres jamais montrées pour certaines, qui dévoileront encore un autre pan du travail et de l’évolution d’une artiste sincère, mais qui bouscule néanmoins subtilement notre imaginaire.
Communiqué de l’exposition Françoise Pétrovitch, après les jeux
