« …Quand tu crées, tu te dépasses. (…) Donc, c’est qu’autre chose est à l’oeuvre. Tu peux l’appeler l’âme, l’esprit, comme tu veux, mais c’est autre chose. »
Marie-Christine Remmery
Marie-Christine Remmery est sculpteur. Elle modèle avec force des figures troublantes, donne vie à des êtres spirituels qui semblent avoir échappé à notre condition humaine. Elle sculpte des masques aux yeux clos, des crânes ex-voto piqués de branches, des corps transis chancelants, des fétiches tournés vers le ciel. La terre modelée, le bronze ne sont pas les médiums que défend naturellement le musée du Dessin et de l’Estampe originale. Pourquoi exposer ce sculpteur ? Parce que son dessin nous fascine par sa mobilité et sa grâce. Pour encourager Marie-Christine Remmery à poursuivre un travail entamé en gravure, le musée a proposé de l’accompagner, d’abord par des coéditions, puis en prenant en charge l’impression des premières épreuves des estampes produites sur une année. Nous présentons cette suite d’eaux-fortes et de lithographies, auxquelles se joignent des pastels et quelques sculptures de l’artiste. En omettant bien volontairement de comparer son oeuvre à celle de son mari, le sculpteur Jean Roulland, l’exposition propose de mettre en lumière une oeuvre originale, et des réalisations inédites. Au début des années 90, l’artiste avait approché la gravure, mais elle n’avait pas eu l’opportunité de développer ce travail graphique. En découvrant avec bonheur les gravures L’Ange qui tombe et Solaire de 2017, nous avons souhaité mieux connaitre puis présenter cette nouvelle production.
