Suspendus dans l’espace, balancés au firmament, les personnages d’Agnès Dubart flottent, basculent, tournoient, s’arriment les uns aux autres. Lorsqu’ils ne volent pas, ils s’enracinent, éclosent, prennent pied, se nourrissent et sont fécondés. Agnès Dubart aime évoquer le mythe de l’Androgyne. Selon Platon, l’homme est par nature double. A l’origine l’homme ou la femme sont issus d’un seul et même être primordial, à la fois mâle et femelle. Possédant deux têtes, quatre jambes, quatre bras… il se déplaçait avec célérité, faisant la roue, des pieds et des mains, il approchait des cieux. Son arrogance défiait les dieux, alors Zeus pour le contenir décide de le scinder en deux. Depuis cette séparation tel est le désir, l’amour est la recherche de son autre moitié. Le sens de notre avancée dans le monde est une quête.
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